Un été de sécheresse

coup de soleil sur gunnéra

Coup de soleil sur gunnéra

2015, un été de sécheresse bien difficile pour le jardin ! Tout avait pourtant bien commencé, puis sont venues, chaleurs, canicules à répétition et surtout, l’absence de pluie. Quasiment pas d’eau depuis le mois de juin, une grosse sécheresse qui fait souffrir les plantes comme rarement elles ont souffert. Les bananiers qui se portaient bien encore mi-juillet commencent à ressentir l’absence d’eau en profondeur, les floraisons ne durent pas et les fleurs se dessèchent avant leur plein épanouissement, grillées par la chaleur et le soleil, les cannas tiennent mais ils sont bien moins beaux que d’habitude, non, vraiment, 2015 est un été vraiment difficile pour le jardin. Un autre élément perturbateur : le vent ! Il souffle souvent assez fort et accentue le dessèchement du sol et des plantes, lacère les feuilles des bananiers…

Lutter contre la sécheresse

Comment lutter contre la sécheresse ? Bien sûr, on pense aux paillages. Très épais cette année, ils permettent de limiter l’évaporation du sol, mais ils se sont vite révélés insuffisants à cause du manque de pluie : avec la chaleur, les plantes ont ponctionné l’eau disponible et il a fallu se rendre à l’évidence : arrosage obligatoire sous peine de gros dégâts. Malgré tout, de tels épisodes peuvent s’avérer utiles, car ils permettent de se rendre compte que parfois, on a planté pour que ça fasse beau, sans tenir compte des besoins réels des plantes ; quand les conditions météo se corsent, seules celles qui sont plantées au bon endroit résistent. C’est flagrant avec les hostas : j’adore ces plantes, et j’en ai mis un peu partout car jusqu’à présent, ici, ils poussaient facilement et tenaient assez bien au soleil. Et bien cette année, ceux au soleil ont complétement grillé, malgré les arrosages alors que ceux qui sont à l’ombre totale tiennent sans broncher et sans une goutte d’eau depuis des semaines ! Idem pour les roscoés : même à mi-ombre, ils ont grillé. Ceux qui sont à l’ombre complète sont semblables aux autres années, ils sont juste un peu plus petits.

Tritome, agapanthes et phormium, en plein soleil

Tritome, agapanthes et phormium, en plein soleil, août 2015

Premier enseignement pour lutter contre la sécheresse et les ardeurs du soleil : planter les plantes en fonction de leurs besoins à elles et pas de nos envies à nous. Les plantes de sous bois doivent rester en sous bois. Et les plantes qui aiment le soleil, même si elles fleurissent moins quand on a un été de sécheresse comme cette année, tiennent vaillamment et résistent plutôt bien : agapanthes, phormium, sauges, tritomes, dahlias, cannas, hibiscus, lagerstromias, lavatères en arbres, fuchsia du Cap…ce n’est pas une surprise, la plupart sont des plantes méditerranéennes. Les rudbéckias, qui se sont ressemés partout dans le jardin résistent et fleurissent seulement à certains endroits, avec très peu d’arrosage….ailleurs, ils grillent…je les laisse griller, je planterai à leur place des végétaux qui tiennent mieux. Si les climatologues ont raison, ce type d’été va se reproduire…il faut adapter le jardin en conséquence :  les rudbéckias vont disparaître tout seuls des massifs en plein soleil et de nouvelles variétés d’agapanthes, de tritomes ou de dahlias vont s’y inviter dès l’année prochaine. Pour le gunnéra, déjà installé et qui prospère bien, j’ai déjà planté derrière lui un bananier, qui le protégera des coups de soleil. Il faut aussi penser à ça : les plantes plus hautes, si elles tiennent bien au soleil, font de l’ombre derrière elles ! Pensez aux miscanthus, aux arrundos, aux bananiers, aux palmiers mais aussi aux hibiscus, aux grands rosiers….

L’arrosage

rudbeckias

Rudbéckias, c’est à mi-ombre qu’ils tiennent le mieux

Quand la terre est sèche, attention à l’arrosage : on croit avoir bien arrosé, et quand on gratte un peu, la terre n’est mouillée que sur quelques millimètres : il faut arroser au pied des plantes, sous les paillages, et il vaut mieux un bon arrosage de temps en temps qu’un arrosage trop régulier. En effet, si vous apportez régulièrement de l’eau à vos plantes, elles vont développer des racines superficielles et souffrir encore plus si vous oubliez un arrosage : il faut les obliger à développer des racines plus profondes pour qu’elles aillent chercher un peu d’eau par elles-mêmes. Arrosez moins fréquemment mais plus abondamment au pied des plantes. Et bien sûr, c’est le soir qu’il faut arroser, pas le matin.

Le paillage

Par un été de sécheresse pareil, il faut augmenter l’épaisseur du paillage. Là, sur certains massifs je ne suis pas loin des 10 centimètres ! En dessous, ça reste frais une bonne semaine. Seul problème, les merles qui viennent gratter (pire que des poules !) pour y trouver des vers (les temps sont difficiles pour eux aussi, les vers de terre sont difficiles à trouver). Ils mettent la terre à nu, et il faut sans cesse reformer le paillage.

Pour résumer

Des plantes au bon endroit, le plus proche possible de leurs conditions de vie dans la nature, de bons paillages et un arrosage judicieux, et ça devrait le faire…. mais rien ne vaudra jamais une bonne pluie !

2 commentaires

  1. Bonjour ,j’ai découvert votre blog ce matin via facebook,et je le trouve vraiment enrichissant et instructif…j’essaye de suivre de plus en plus cette manière de jardiner respectueuse de l’environnement,et j’ai toujours aimé tenter les plantes et légumes exotiques avec plus ou moins de succès…je vais avoir de la lecture pendant quelques temps…bonne continuation!!

    • Bonjour,
      merci pour ce sympathique commentaire et bonne lecture alors ! Et si vous avez des questions, il ne faut pas hésiter. A bientôt!

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