Le bouquet du Cachemire : Clerodendron bungei

Le bouquet du Cachemire, de son vrai nom Clerodendron bungei est un arbuste très intéressant pour les jardins du nord. On le voit rarement pourtant, il est rustique et facile à cultiver. Il est installé au Jardin d’épices depuis quelques années maintenant, ce qui permet d’avoir un bon retour d’expérience sur sa rusticité. Même si le très froid hiver 2012, l’avait rabattu au niveau du sol, il n’en était pas mort. Au printemps suivant, il était reparti vigoureusement. Aujourd’hui, il atteint les 2 m de hauteur et nous gratifie de sa floraison très parfumée d’août à septembre.

Un peu d’histoire

Le clérodendron est originaire de l’Asie tropicale. On le trouve des contreforts de l’Himalaya en Inde jusqu’à Taiwan en passant par le sud de la Chine et le Vietnam. Autrefois classé dans la famille des verbénacées, il fait aujourd’hui partie de celle des lamiacées. Le genre Clerodendron regroupe de nombreuses plantes, poussant toutes sous les Tropiques. Deux espèces sont acclimatables chez nous : notre Clerodendron bungei et le Clerodendron trichotonum.

Vu de loin, le bouquet du Cachemire ressemble à un gros hortensia. Son feuillage, plus grand, le rend particulièrement exotique. Ses feuilles ont une odeur particulière et assez désagréable quand on les touche : elles sentent le caoutchouc brûlé. Cette caractéristique lui vaut aussi le nom de clérodendron fétide. Ses fleurs, par contre, sentent divinement bon, et sont très appréciées des papillons et des insectes butineurs en général. Elles sont tardives et apparaissent ici à partir du mois d’août. Des petits fruits bleutés leur succèdent parfois, mais je n’en ai encore jamais vus. C’est une espèce assez drageonnante, mais qui reste gérable, en tous cas, ici.

Culture

Notre clérodendron apprécie les sols riches qui gardent la fraîcheur en été. Les épais paillages sont donc bienvenus. Ici, il pousse bien à la mi-ombre. Il pousse aussi très bien au soleil, mais dans ce cas, il arrive que le soleil brûlant dessèche les fleurs avant leur épanouissement. Il est arrivé aussi qu’il fasse triste mine à la fin d’une journée de canicule. Un bon arrosoir d’eau résolvait le problème. Il ne faut pas oublier ses origines, les Tropiques humides. Du coup, même si quelques pieds sont au soleil, je le laisse davantage proliférer à la mi-ombre où il est plus beau.

Si vous avez un peu de place, accueillez-le sans modération pour profiter de son parfum et de son aspect très exotique.

Où le trouver

On le trouve généralement facilement en jardinerie. Il est préférable de le planter au printemps, afin qu’il soit bien installé pour affronter son premier hiver.

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